Pianiste vous avait signalé l’an dernier le talent de Gabriel Durliat (n° 139, avril-mai 2023) et annoncé l’enregistrement qui est sorti récemment.

Bien plus qu’un premier disque carte de visite, il donne d’emblée la mesure d’un jeune artiste hors du commun, à la fois pianiste, chef d’orchestre, compositeur et transcripteur. Arrangé par Durliat, le In Paradisum du Requiem de Fauré tient lieu d’intitulé à un programme qui associe le maître français à Jean-Sébastien Bach.

Éloge de la musique pure et projet de pur musicien, ce récital montre Durliat complétant le dernier contrepoint inachevé de L’Art de la Fugue « In memoriam Gabriel Fauré » afin de mieux traduire la poésie des Nocturnes nos 7, 11 et 13 placés à sa suite. Avant de conclure par la sereine évidence du fameux « Jésus, que ma joie demeure » : magique expérience…