Crédit photo : Thomas Samson

Pourquoi revient-on toujours à la mythologie ?

C’est elle qui revient à nous. C’est une illusion de penser que l’on est toujours face à des situations nouvelles. Un mythe nous parle du présent. J’ai choisi l’Hydre de Lerne pour sa pertinence, pour son actualité, vu le nombre de périls guerriers qui nous sont donnés à voir aujourd’hui.

Vous faites le choix d’une interprétation ancrée dans l’époque ?

Je considère que nous sommes entrés dans une nouvelle ère civilisationnelle le 6 août 1945, le jour où Little Boy a été lâché sur Hiroshima. La pulsion de mort de l’homme prend alors une ampleur sans précédent. Ce mythe nous parle de son potentiel destructeur.

Comment le récit se matérialise-t-il dans l’œuvre ?

Le chœur de douze chanteurs chante un texte qui reprend assez précisément le déroulé du combat contre l’Hydre de Lerne. Hercule est symbolisé par le flux d’énergie de vingt minutes de musique. Au centre de l’œuvre se trouve l’énergie insurmontable du piano qui anticipe, appuie et commente. De pianissimo à fortissimo, cet instrument possède une énergie de l’élan et une réserve de puissance énorme.

La création d’Hercule, L’Hydre de Lerne sera assurée à Marseille le 14 mars par la pianiste Marie-Josèphe Jude et le Chœur Musicatreize sous la direction de Roland Hayrabedian.

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