Au cœur d’une nuit d’hiver, un feu de cheminée rougeoyant, la neige qui tombe doucement… et ce chant traditionnel de Noël, glissé sous notre sapin.

Niveau moyen

➜ Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver pour ce numéro de fin d’année. Les fêtes de Noël approchant, je vous propose une version de Silent Night, une très belle mélodie (voir ci-dessous) célébrant le miracle de la naissance de Jésus.

Cet arrangement est en do majeur, et il est découpé en 4 parties :

– A est l’exposition de la mélodie avec un accompagnement très épuré

– B est une reprise avec davantage de mouvement à la main gauche

– C est une section d’improvisation (optionnelle mais toujours bienvenue)

– D est la reprise de la mélodie, mais cette fois transposée une tierce mineure plus haut, c’est-à-dire en mi bémol majeur.

Jouez la partie A et B de manière très douce. Faites bien chanter la mélodie, legato.

L’accompagnent la soutient rythmiquement et harmoniquement. Partie B, la main gauche est un peu plus mobile, cela permet un peu plus de mouvement.

Partie C, nous allons improviser sur deux accords, Fa7 et C. Je prends le temps de l’expliquer sur la vidéo que je vous invite à regarder. Comme d’habitude, commen- cez lentement, même sans tempo dans un premier temps, mains séparées. Puis jouez-les ensemble. Et retrouvez le tempo de la mélodie. Un des points pour rendre l’improvisation mélodiquement forte, c’est de jouer autant avec les notes communes des deux accords qu’avec leurs différences. J’en parle dans la vidéo. À la fin de votre improvisation, surprise, on module ! On transpose la mélodie en mi bémol. Faites attention aux altérations : il y a trois bémols à la clé. C’est un usage assez fréquent dans l’arrangement d’une chanson de pratiquer ce genre de modulation. Elle est souvent au 1/2 ton ou ton supérieur. Cela provoque une émotion particulière chez nous tous. Enfin, terminez le morceau aussi calmement que vous l’avez commencé. Belles fêtes à vous !

La version instrumentale

À savoir

Quel parcours ! Stille Nacht, Heilige Nacht – écrit en 1816 par le prêtre d’une petite bourgade, Joseph Mohr, puis mis en musique par un humble organiste, Franz Gruber – fut joué pour la première fois le 24 décembre 1818 dans l’église Saint- Nicolas du village d’Oberndorf, en Autriche. Rapidement, ce chant de Noël franchit les frontières de la province salzbourgeoise et devint une référence du genre. Traduit en de multiples langues, il appartient même depuis 2011 au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité reconnu par l’Unesco.