La Folle Journée de Nantes fête ses 30 ans ! Retour à l’essentiel pour cette édition intitulée « Origines : Sept siècles d’aventures musicales ». 

La Folle Journée de Nantes ©SDP

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Trois directions principales sont données pour renouer avec les racines d’une musique occidentale pluri-centenaire. Tout d’abord, les écoles nationales ! Un concept parfois galvaudé, au caractère souvent bien plus diversifié qu’unitaire, mais pourtant toujours essentiel. Le terme d’école nationale est souvent une représentation simplifiée de la réalité des académismes russes, hongrois ou français, mais sans point de départ, sans norme et forme établies, point de dépassement possible ! Part belle sera faite aux grandes figures de ces traditions, Albeniz et Granados chez les Espagnols, Smetana et Dvorak chez les Tchèques, Kodaly et Bartok chez les Hongrois, Moussorgski et Tchaïkovski chez les Russes. Un focus sera également fait sur l’évolution des formes musicales : une exploration de la sonate, du quatuor, du concerto, des cadres qui ont permis à tant de génies de s’exprimer. Evidemment, au contact de ces génies et de leurs chefs d’œuvres, des frontières sont repoussées, de nouvelles normes émergent, les règles changent. Enfin, La Folle Journée annonce une expédition à travers les œuvres fondatrices de la musique occidentale. Celles qui influencent, qui ouvrent des mondes : des monuments ! Les Quatre Saisons de Vivaldi, Le Sacre du Printemps de Stravinsky, Pierrot lunaire de Schoenberg … Des œuvres aussi intimidantes qu’exaltantes qui ont forgé notre imaginaire collectif.

Folle Journée oblige, c’est un programme gargantuesque que les Nantais auront la chance d’écouter du 31 janvier au 4 février. Commençons avec un peu de piano : Marie-Ange Nguci dans le Concerto n°3 de Rachmaninov, Alexandre Malofeev dans celui de Tchaïkovski, Abdel Raman El Bacha dans le Concerto en sol de Ravel puis dans un récital Chopin. Jean-Paul Gasparian représentera les écoles arménienne et française avec Babadjanian et Debussy. Les Estampes de Debussy pour Celia Oneto-Bensaid associées à la Sonate op. 6 de Charlotte Sohy. Dans cette édition « Origines », la Folle Journée questionnera aussi nos rapports ancestraux à la musique à travers des instruments millénaires : la flûte, le oud, le duduk et la harpe, qui sera entre autres fièrement représentée par Sylvain Blassel et ses transcriptions des rhapsodies Hongroises de Liszt. Et à l’origine du piano on trouvera évidemment le clavecin, mis à l’honneur par ses interprètes majeurs : Pierre Hantaï, Skip Sempé ou Justin Taylor. Un concentré de sept siècles d’aventures musicales.

Pour plus d’informations

Du 31 janvier au 4 février

Site du festival : follejournée.fr