Rendez-vous très attendu de l’hiver, la Folle Journée de Nantes aura bien lieu mais au printemps.

On doit le maintien de cette édition – qui se tiendra du 28 au 30 mai après deux reports – à l’opiniâtreté de son directeur artistique, René Martin, qui a défié la pandémie et le préjudice financier subi par le festival : l’ancienne directrice, Joëlle Kérivin aurait détourné plus de 230 000 euros !

Retour aux sources

Cet éternel optimiste a donc réinventé une Folle Journée ajustée aux normes sanitaires : 24 concerts au lieu des 300 habituels et resserrée sur trois jours au lieu de cinq.

Il promet au cours de cette édition un retour aux sources spirituel et lumineux avec, à l’honneur, Bach et Mozart.

Deux compositeurs particulièrement adaptés au contexte : « Leurs œuvres orchestrales et concertantes peuvent être interprétées avec un nombre relativement réduit de musiciens, entre 15 et 40, tandis que leurs œuvres chorales peuvent être chantées sans chœur, avec un soliste par pupitre, comme souvent au temps de Bach », rappelle René Martin dans son éditorial.

Affiche de haut vol

Côté piano, on ne manquera pas Claire-Marie Le Guay dans le Concerto BWV 1056 de Bach ou la grande fête mozartienne avec Claire Désert, Emmanuel Strosser et Florent Boffard dans les concertos à deux et trois pianos. Anne Queffelec, qui excelle dans ce répertoire – art de la narration, mordant, lyrisme… – sera bien sûr de la partie aux côtés de l’Orchestre d’Aquitaine et Jean-François Heisser pour le 12e de Mozart.

En récital, deux jeunes talents d’exception. Nathanaël Gouin, dont nous avons souvent salué le talent dans nos pages et la jeune Moscovite Varvara qui donnera en clôture du festival les Variations Goldberg de Bach.

La pianiste Varvara

Crédit photo : Jordi Roca