Nous voilà emportés dans un tourbillon de vitalité ! Dans les trios « Les Esprits » et « À l’Archiduc », l’oreille virevolte de la main gauche à la droite du piano, puis navigue au violoncelle et au violon (Anne Gastinel et David Grimal). Jeux de textures en cascades de double, la souplesse de l’agogique à trois est remarquable. Les pages se succèdent, animées d’un grand souffle, tantôt enflammées, intérieures, nobles ou tendres. Les musiciens s’en emparent avec caractère pour refermer « L’Archiduc » en un final bravache. Quant à la 9e Symphonie, transcrite par Liszt pour deux pianos et interprétée avec Cédric Pescia, on ne pourra, par moments, s’empêcher de regretter l’orchestre ou le chœur entonnant l’Ode à la joie. Pourtant, surprise, leurs contours semblent bien se dessiner ! Ils scintillent, plus percussifs, parfois même incisifs. Alors, l’imagination prend le dessus, et sous le couvercle des deux pianos à queue Bechstein, déjà bien imposants, semblent parfois émerger les voix de centaines de musiciens.

Crédit photo : Jean-Baptiste Millot

✔ BEETHOVEN/LISZT
Symphonie n° 9
Cédric Pescia,
Philippe Cassard, pianos.
La Dolce Volta

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Symphonie n° 9
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