Nos conseils pour éviter pièges et déconvenues lors de votre acquisition.

En préambule, une règle d’or : prenez le temps de sélectionner l’instrument, de l’essayer plusieurs fois et d’analyser les différents paramètres avant de l’acquérir.

Un siècle d’instrument
Le parc hexagonal de pianos datant du XXe siècle est conséquent, voire pléthorique. Il fut une époque où il était de bon ton dans chaque famille d’avoir un piano à queue, la plupart du temps un quart de queue de fabrication française. Il s’agit principalement de marques qui malheureusement ont disparu mais qui restent légendaires : Erard, Gaveau, Pleyel. Il faut dire que la facture de piano en France battait son plein à l’époque mais attention, qu’il s’agisse de l’Erard de famille ou du Gaveau de jeunesse, il faut bien vérifier que l’instrument a été correctement entretenu au fil des décennies et n’a pas subi de dommages (humidité, fissure de la table d’harmonie…) ou bien encore, s’il s’agit d’un piano restauré, que cette dernière a été réalisée par un maître d’art utilisant les procédés et les matériaux d’origines ou assimilés.

Les marteaux

Élément primordial de la mécanique d’un piano, ces derniers viennent finaliser le geste du pianiste et le contrôle du son. Sur des marteaux d’origine, toujours vérifier qu’ils ne soient pas trop marqués par les cordes ainsi que leur dureté. On peut aussi vérifier ou demander si les marteaux ont été piqués ou poncés pour bénéficier d’une seconde jeunesse, mais attention, lorsque ces procédés ont été réalisés, il est compliqué voire impossible de revenir en arrière et le son peut en pâtir si l’opération n’a pas été réalisée par un professionnel maîtrisant parfaitement la technique.

 

Les cordes
Un autre aspect que l’on oublie régulièrement mais qui est la quintessence même de l’instrument, l’état des cordes. Toujours inspecter celui ci, qu’il s’agisse de l’oxydation, du filage… Les cordes filées (basses) peuvent supporter jusqu’à 100 kg de tension ! Vérifier aussi si certaines ont été changées récemment ou s’il s’agit des cordes d’origine. N’oublions pas qu’une corde neuve peut demander plusieurs accords avant de tenir le diapason.

Le meuble

Finalement, il s’agit quelque part du point le moins important. Un beau meuble n’est pas forcément un bon instrument et l’inverse est exact aussi ! Il s’agit de l’enveloppe, de l’aspect visuel (qui n’est pas à négliger), mais le piano vit, il n’est pas à l’abri d’une rayure, d’un « poc », par contre évidemment, le vernis peut garder les stigmates d’une vie musicale et familiale mais il faut bien faire attention aux rayures plus profondes, aux craquelures du bois, voire à la qualité du vernis sur la table d’harmonie, si ce dernier a été refait, car il peut jouer sur les spécificités sonores de l’instrument !

Professionnels VS petites annonces

À cette fameuse question, il est toujours conseillé de se rendre chez un professionnel lorsque l’on recherche un instrument et surtout pour un piano à queue. Il saura vous conseiller, vous accompagner dans votre budget, dans la livraison et l’accord de l’instrument.

Certes, le tarif risque d’être moins attractif que sur les petites annonces, notamment digitales, mais sur ces dernières il est plus facile de passer à côté d’éléments rédhibitoires non visibles à moins d’être accompagné par un professionnel pour valider votre future acquisition. D’où le maître mot : la patience.

Le parc hexagonal d’instruments datant du XXe siècle est conséquent, voire pléthorique  : notamment Erard, Gaveau, Pleyel…

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