Poulenc, Prokofiev, Stravinsky, Debussy…

Crédit photo : Mirare

Quel beau programme pour violon et piano ! Il commence par la Sonate de Poulenc et prend fin avec celle de Debussy – enfin détachée de celle de Ravel qui sera peut-être pour un prochain album. Entre ces deux pôles, les Mélodies op. 35 bis de Prokofiev et le Divertimento de Stravinski plus proches de Poulenc que de Debussy, encore que parfois les mélodies du Soviétique soient poulenco-debussystes. Et tout au long de cette promenade, le violon ensorcelant de Mi-Sa Yang dont l’intensité expressive ne se départit jamais d’une élégance qui allie le dessin parfait de la pointe sèche des épisodes les plus vifs, le caractère enjôleur du Poulenc voyou, comme de l’effervescence, de la sensualité câline de Debussy et de la finesse et de l’esprit joueur de Stravinsky… Et l’on est émerveillé par le constant dialogue-fusion de ce violon d’une justesse d’intonation miraculeuse avec le piano somptueux et si amoureux d’Adam Laloum pour sa partenaire. Disque somptueux et enregistré de façon idéalement équilibrée.

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